Mandat de grève massif chez RTFT : les Métallos de l’Usine Les Poudres rejettent l’offre à 98 %
Philippe Manning | Éditeur et directeur de l'information Sorel-Tracy Info
Sorel-Tracy, le 3 juillet 2025 — Un climat de tension s’installe chez Rio Tinto Fer et Titane (RTFT) alors que les 181 travailleurs de l’Usine Les Poudres, représentés par la section locale 7493 du Syndicat des Métallos, ont massivement rejeté l’offre patronale déposée le 27 juin dernier. Le vote tenu hier soir a révélé une opposition quasi unanime : 98 % des membres ont dit non à la proposition, jugée insuffisante, notamment en ce qui concerne les hausses salariales.
« Ça suffit les comparaisons injustes avec l’usine voisine. Les travailleurs en ont assez d’être toujours la variable d’ajustement à chaque crise. L’employeur doit comprendre que nos membres ont droit à de meilleures conditions, tout simplement .»
Yves Rolland, représentant syndical des Métallos
À la suite de ce rejet, les syndiqués ont octroyé à leur comité de négociation un mandat de grève clair, adopté à 99 %. Cette autorisation donne toute la latitude nécessaire au comité pour déclencher le mouvement de grève au moment jugé opportun, si les négociations demeurent dans l’impasse.
« Ça suffit les comparaisons injustes avec l’usine voisine. Les travailleurs en ont assez d’être toujours la variable d’ajustement à chaque crise. L’employeur doit comprendre que nos membres ont droit à de meilleures conditions, tout simplement », a déclaré Yves Rolland, représentant syndical des Métallos. Il rappelle que les employés ont accepté des compromis dans des périodes difficiles, dont la pandémie, et qu’ils estiment maintenant avoir droit à leur « juste part ».
Les syndiqués soulignent que malgré le contexte économique mondial incertain, RTFT demeure une entreprise rentable, capable, selon eux, de répondre à leurs revendications. « Si la compagnie ne bouge pas rapidement, nous n’aurons d’autre choix que de déclencher une grève », prévient M. Rolland.
Les discussions entre le syndicat et l’employeur doivent se poursuivre au cours des prochains jours. Le ton est désormais donné : les travailleurs sont prêts à hausser le ton pour obtenir gain de cause.














